Le mot «
canoë » provient de l'espagnol canoa,
qui est lui-même dérivé de kenu (évidé) dans la langue arawak parlée en Amérique du Sud et dans les Antilles. Il signifie « flotter sur l'eau ». En langue Sioux, « canoé en
bois » se dit can-wata. Chez les
Lakotas (Sioux), « bateau » se dit wata, ces embarcations (canoé ou simple coracle) étaient souvent
réalisées en peaux de bêtes. Thathanka na wata (ou Tatanka na wata) signifie « le bison (mâle) et le
bateau ». Le ca-noé et le ka-yak des esquimaux (en peau de phoque) sont
utilisés pour transporter les marchandises (commerce) et les personnes, tout
comme le yak (espèce proche du bison) au niveau de la chaîne de l'himalaya. Wata-jis, en langue Sénéca
(confédération iroquoise) signifie « étoile du soir » (Vénus). La
légende du canoé volant (dite de la chasse-galerie) trouve probablement son
origine dans la mythologie amérindienne et rappelle la barque solaire de Rê de
l'ancienne Egypte, ainsi que la vision mystique du char céleste divin (Merkaba)
de la kabbale juive.
La chasse-galerie est une légende canadienne-française, du genre Chasse fantastique. Il s'agit de l'histoire de bûcherons de la Gatineau qui font un pacte avec le diable afin de faire voler un canot pour qu'ils puissent rendre visite à leurs femmes. Ils devront cependant éviter de blasphémer durant la traversée, ne point heurter le canot aux clochers d'une église et être de retour avant six heures le lendemain matin. Dans le cas contraire ceux-ci perdraient leurs âmes. La version la plus connue est celle écrite en 1900 par Honoré Beaugrand. Cette histoire remonte à la légende française d'un homme noble et riche qui aimait chasser. Il aimait tellement chasser, qu'un jour, il décida de ne pas aller à la messe du dimanche. Sa punition fut d'être condamné à errer dans le ciel, pourchassé par des chevaux galopants et des loups hurlants. Des colons français venus s'installer au Canada ont mélangé cette légende à l'un des mythes amérindiens à propos d'un canoë volant. Une étude portant sur les origines de cette légende situerait son origine au Poitou.
La chasse-galerie est une légende canadienne-française, du genre Chasse fantastique. Il s'agit de l'histoire de bûcherons de la Gatineau qui font un pacte avec le diable afin de faire voler un canot pour qu'ils puissent rendre visite à leurs femmes. Ils devront cependant éviter de blasphémer durant la traversée, ne point heurter le canot aux clochers d'une église et être de retour avant six heures le lendemain matin. Dans le cas contraire ceux-ci perdraient leurs âmes. La version la plus connue est celle écrite en 1900 par Honoré Beaugrand. Cette histoire remonte à la légende française d'un homme noble et riche qui aimait chasser. Il aimait tellement chasser, qu'un jour, il décida de ne pas aller à la messe du dimanche. Sa punition fut d'être condamné à errer dans le ciel, pourchassé par des chevaux galopants et des loups hurlants. Des colons français venus s'installer au Canada ont mélangé cette légende à l'un des mythes amérindiens à propos d'un canoë volant. Une étude portant sur les origines de cette légende situerait son origine au Poitou.
Le mot canoé
est apparu en France en 1584, quand Leroy parle de « canoes indiennes », sans
tréma. La forme « canot » est consignée dans le Dictionnaire françois de
César-Pierre Richelet en 1680. Dix ans plus tard, canoes et canot furent
consignés dans le Dictionnaire universel d'Antoine Furetière. Canot est déjà
présent dans les récits de Marc Lescarbot et est entré dans l'usage en
Nouvelle-France dès le milieu du XVIIe siècle comme en font foi les Relations
des jésuites. Le remplacement du « e » par le « t » provient probablement du
rapprochement des mots ayant la même assonance, comme « fagot ». La
forme « canot » reste la forme utilisée jusqu'au Littré. À la suite d'une
évolution divergente du français populaire qui réemprunte le mot de l'anglais
canoe (prononcé [kəˈnuː]) pour les canots en canevas sous la forme « canoë »
(prononcé [kanɔe]), l'erreur de prononciation devient finalement la règle.
Quant aux Canadiens, ils n'ont jamais adopté cet usage, le considérant comme un
anglicisme.
Ce mot,
prononcé [kanɔe] (parfois avec un [o] fermé, [kanoe]), apparait en français
sous différentes orthographes, selon les époques. Il était écrit canoé au XIXe
siècle (Guérin 1892), parfois canoe. Le mot apparait avec le tréma à partir du
Larousse XXe siècle (Quillet, 1965), traduisant en français l'inflexion de la
prononciation anglaise canoe (pour indiquer que la voyelle [o] doit être
prononcée séparément).
La confusion entre le canoë et d'autres embarcations vient
également du mode de propulsion de ces embarcations assurée par une pagaie,
objet non fixé à l'embarcation qui permet une grande souplesse notamment pour
orienter l'embarcation. Ce principe est aussi utilisé par les pirogues, les
oumiaks[1],
les kayaks ou plus récemment les rafts[2].
A contrario, les barques ou gondoles possèdent des avirons, propulseurs solidaires
de l'embarcation.
UMIAK en Alaska |
[1]
Un umiak, umiaq, umiac ou oumiak est une grande embarcation traditionnelle des
Eskimos (notamment Inuits), propulsée à la pagaie, utilisée l'été et pouvant
contenir jusqu'à 20 personnes. L'oumiak a une armature en bois ou en os de
baleine, le tout assemblé par des lanières de cuir. Des peaux de phoque ou de
morse sont tendues autour de la charpente afin de rendre l'embarcation
imperméable. Il sert au transport et à la chasse à la baleine.
[2]
Radeau pneumatique (ou raft) manié soit à la pagaie par plusieurs équipiers, à
l'aviron par un seul individu.
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